Où résides-tu ? Je vois séjourner des âmes Entre deux grands murs hauts Menottées, coincées dans un lit Pour tant ! Tu n’a rien fait Où résides-tu ? Les âmes martyrisées veulent la liberté Leur seul souci : la pauvreté et l’injustice Qu’as-tu à dire à ces vieux clochards Qui n’ont pour amis que la rue et les poubelles Trahis par leurs épouses Abandonnées par les leurs Ils n’ont qu’un seul espoir : les pauvres textes de contes Où résides-tu ? N’es-tu pas un ABSTRAIT ? Perdu dans l’immense empire de l’illusion Partout sans répit je te cherche des années durant De toi je ne vois que des traces confuses Des images déformées Existes-tu ou n’es-tu qu’illusion ? Une illusion dont les riches et les puissants Bercent les rêves des faibles et des pauvres Justice ! Ô justice Vivrons-nous assez pour te voir reprendre ton trône !