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[Les Auteurs du Site 1]
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Eric Corbi

Varwood,
un texte de :

Tout petit déjà, Varwood avait remarqué que les travaux forcés infligé par les Slars, ne lui semblait pas trop éprouvant. Inconsciemment, il utilisa ce don, quand il devait user de sa force pour déplacer du poids. Puis ce fut au tour de son prêtre sorcier ‘’Rhyés’’, de s’apercevoir que quelque chose d’inhabituelle, s’émanait de son corps, quand il éduqua Varwood, à l’aide de quelques tour de magie. C’était plus un jeu qu’autre chose pour Varwood, âgé seulement de huit ans. Mais ‘’Rhyés’’ le prit en main dans la plus grande discrétion, et lui expliqua que la magie n’était pas à prendre à la légère.
Donc Varwood, lui demanda quelques explications sur ce cadeau venu des cieux, ce don qui ne l’avait jamais préoccupé outre mesure. Il ne savait pas comment, mais Varwood avait ce don depuis tout petit, il avait grandit avec sans jamais avoir osé sans servir. Dans le plus grand calme, Emeyet lui enseigna les pouvoirs, les vertus et les bienfaits que la magie pouvait lui apporter. Mais savoir sans servir avant de l’utiliser n’était pas donné à tout les magiciens. Le chef des Gayanta lui enseigna les différentes façons de l’utiliser. Ils passèrent des heures et des heures dans des cours théorique. Pour la pratique, Varwood devra attendre de se trouver devant une situation embarrassante pour constater toute l’étendue de son pouvoir et de son savoir.
Varwood préférait le combat à la magie, mais dans certaines conditions la magie sera de circonstance par sa nécessité. Ne connaissant rien du territoire Lopadenes, Emeyet lui recommanda de voyager à travers tout le territoire, pour mieux faire connaissance avec ses origines. Il l’informa qu’il devait avec ses hommes rejoindre les terres Aldaves à la recherche d’éventuelles tribus dispersés, et les rallier à leur causes, mais que pour cela, ils étaient obligés de prendre un autre chemin que celui empruntés par les anciennes tribus Lopadenes. L’itinéraire à prendre était le ‘’Chemin de Loripar’’, interminable ligne droite qui part des terres Mordal pour arriver en terre Aldaves. C’était un long et périlleux voyage à l’opposé du territoire Lopadenes. Il se situait à l’extrême Ouest, il longeait des terres inconnues appelées ‘’Terres de Souffrance’’, ou de multiples petites tribus du mal indépendantes les une des autres, avaient vu le jour quelque temps après la victoire des Slars sur les Lopadenes. Plusieurs tribus s’étaient installés sur une vaste étendue de terre, ou rien ne survivait. Seul les plus téméraires s’aventurer dans ces pays, et tentèrent de survivre au climat, à l’environnement, et à toutes ces tribus du mal qui sévissaient.
Pendant ce temps là, à l’extérieur, tout se passa bien pour les autres Lopadenes. Ils côtoyaient les villageois qui leur apportèrent de quoi boire et manger. Encore plus étonnant, quand Varwood sortit de la demeure d’Emeyet, tous ses frères et ses cousins s’amusaient avec les gosses du village. Ne voulant pas les déranger, il resta un long moment avec Emeyet à ses côté, à les observer. Il s’aperçut que malgré toutes les conditions de vie qu’ils avaient connues et endurés jusqu’à présent, au fond d’eux, une âme d’enfant avait survécut.
Emeyet lui expliqua tout ce que Varwood devait savoir pour franchir le territoire Lopadenes sans encombre. Mais rien n’était encore acquit, seul leur pas et leurs victoires les mènera vers un futur agréable.
Leur voyage était déjà tout tracé. Ils leur faudra atteindre les terres Aldaves par le Chemin de Loripar, et redescendre par la Cité de Morten, passer devant Mortentias et ses trois questions pour continuer leur chemin dans les sous-sols de la cité, gardé par les monstres des profondeurs. Une fois la Cité traversée, ils continueront leur trajet, vers la Rivière du Serpent et là descendre jusqu’au plateau de l’Eclipse, pour se saisir de l’eau sacrée puis obtenir la Pierre de Todd, et l’Elixir d’Haïton. Ensuite, ils devront s’engager sur le ‘’Chemin de Lanpana’’, pour arriver sur celui des Ombres, avant de tomber dans la Forêt d’Olampe, et faire connaissance avec le reste de leur tribu, avant de repartir sur le chemin d’Eton et suivre celui de l’Orgia. Leur fin d’itinéraire devra aboutir, dans le village de leurs parents. Après tout leur périple, depuis le départ en terre Mordal, jusqu’à leur village natal, une autre traversée devra prendre forme.
Le moment de partir était arrivé. Tout était près, et les Lopadenes remercièrent les femmes, les enfants pour tous ces moments inoubliables de détente et de privilèges. La tribu des Gayanta restèrent un long moment à regarder les Lopadenes s’éloigner. Une fois hors de vu, les enfants se mirent à courir et à faire de grands gestes avec les bras pour leur dire au revoir. Tous les Lopadenes se retournèrent à leur tour et en firent de même. Les enfants, les larmes aux yeux avaient du mal à accepter leur départ, mais chacun des Lopadenes leur avaient promis de revenir les voir. Ils disparurent définitivement de leur champ de vision, caché par les arbres de la forêt qu’ils empruntèrent, la ‘’Forêt de l’Ansa’’. C’était une immense sylve, dense et humide. Très peu d’homme ose s’y aventurer, car les seuls êtres qui vivent dans cette jungle, ne sont pas très surprenant, mais d’une voracité à vous faire froid dans le dos. Les animaux les
  plus dangereux n’était pas ce que l’on pouvait voir, mais plutôt ce que l’on ne voit une fois qu’ils sont sur vous, ‘’les insectes’’. Il y avait même sur leur route, des restes d’animaux, des félins, des petits mammifères et des êtres humains dont les corps avaient été totalement soulagé de leur peau. Ce spectacle horrible aurait découragé n’importe quel individu, mais pas eux, rien n’aurait put les stopper. Des arbres d’une hauteur vertigineuse côtoyaient le ciel dans toute sa splendeur. Plusieurs types de végétations poussaient ici et là, différentes espèces de fleurs embellissaient leur trajet. De drôle de petits animaux, des mammifères, aux formes extravagantes s’approchaient d’eux à leur passage, pour leur voler quelques caresses puis s’en allèrent. Au bout de quelques heures de marche, les Lopadenes accompagnés des Gorgals s’arrêtèrent un petit moment pour se reposer et se désaltérer. Tout en buvant, ils furent
  attirés par l’agitation d’un buisson qui bougeait de plus en plus fort. Les hommes retirèrent l’épée de leur fourreau délicatement et se mirent tous sur leur garde. Varwood et Tolgar, cote à cote au premier plan, étaient prêt à frapper. D’un coup, un bruit de souffrance sortit de derrière les fourrés, suivit de près par un guerrier Lopadene d’un certain âge qui vivait en ermite depuis la défaite de sa tribu, les Guasabios. Au fil du temps, le Lopadene ’’Astara’’, qui c’était occupé d’Alding lors de la bataille, c’était convertit en une sorte d’Ascète, et pratiquait des séances physiques et morales pour affiner sa spiritualité. Il changea également de nom et se fit appeler, ‘’Morgon Olderbay’’. Ils vivaient aussi, un peu comme le font les gourous hindous, dans un Ashram, pour enseigner son savoir à n’importe quel être s’y intéressant. En fait sans que Varwood le sache, Morgon Olderbay, l’attendait de pieds ferme
  depuis un bon bout de temps. L’homme sortit des buissons en tombant sur les genoux, se mit à quatre pattes pour marcher et distancer ses insectes que l’on dit Carnivore. Il arriva la tête baissé au pied de Varwood, qui le stoppa net. Il leva, en tournant légèrement la tête sur le côté gauche, et vit une main descendre sur lui pour l’aider à se relever. S’aidant de la main qu’il lui était tendu, et du genou qu’il avait replié sous son ventre, il se redressa péniblement. Son visage n’était pas beau à voir. Il avait été attaqué puis mordillé à plusieurs reprises sur le visage, par des insectes qui avaient rebroussé chemin, et que les Lopadenes n’avaient pas eut le temps d’apercevoir. Olderbay remercia Varwood qui l’avait aidé à se redresser, puis d’un léger sourire rétorqua :

-«  Il ne faut pas rester là, sinon elles reviendront plus nombreuses, suivez-moi et ne vous arrêtez pas, les présentations seront pour plus tard ».

Morgon Olderbay les conduisit loin de ces insectes voraces, et une fois à l’abri, dans son lieu de retraite, ils purent tous s’arrêter et souffler. Varwood et Tolgar avaient remarqué les petites plaies laissé sur son visage par les insectes et… :

-«  Votre visage, il faudrait le soigner, ça risque de s’infecter ».

A leur grande stupéfaction, c’est là qu’ils s’aperçurent qu’ils n’avaient pas à faire à quelqu’un de normal. Craignant avoir à faire au Démon des Forêts qui pouvait prendre l’apparence de n’importe quel individu, ou encore mieux prendre possession des corps de personne faible, ils brandirent leur glaive vers Olderbay quand celui-ci leur montra tout l’étendu de ses pouvoirs. Il passa ses mains devant son visage de bas en haut, et ses plaies disparurent. Personne n’avais jamais vu ça, ils en restèrent tout retournés, mais pour Varwood, ce personnage n’était pas inconnu, il l’avait déjà vu, … en rêve. C’est pour cela, que c’est Varwood qui posa le premier les questions fatidiques, qui lui semblait tout à fait opportun.

VARWOOD :-« Qui es-tu sorcier ? ».
OLDERBAY :-« Range ton épée Varwood, tu en as pas besoin, tu ne risque plus rien ici ! ».
VARWOOD :-« Mais qui es-tu pour connaître mon nom ? ».
OLDERBAY :-« Mon nom te dira rien, mais il faut que tu sache une chose, c’est que je suis de votre côté. Je faisais partie de la tribu des Guasabios, une des sept tribus Aldaves, et que, pendant la bataille contre les Slars, mon chef Aleyne, était dirigé par un Prêtre Guérisseur qui sûrement te dira quelque chose, son nom était Alding».

A la prononciation du nom ‘’Alding’’, Varwood eut comme une douleur abdominale à la fois très intense, et très brève, il tomba un genou à terre la main sur son ventre. Tous le monde le regardait, la main sur l’épée, puis Tolgar qui était à ses côtés s’accroupit à son niveau et lui demanda ce qu’il lui arriva. Mais avant même qu’il ne puisse lui répondre la douleur avait disparut. Alors Varwood se redressa et du haut de son un mètre quatre vingt quinze, se positionna devant Olderbay, et le regarda droit dans les yeux. Les yeux de Varwood avaient les mêmes éclats que ceux de Morgon Olderbay. En insistant sur le regard de ce magicien, Varwood comprit que quelque chose lui disait qu’il pouvait lui faire entièrement confiance, un sentiment jusque là, inconnu. A cet instant, Morgon l’invita dans sa hutte, l’Ascète lui narra les circonstances de l’acquisition de ses dons et ce qu’il devait en faire à présent. Il lui raconta qu’à la f
 in du combat, Alding mortellement touché, lui transmit toute sa magie, tout son savoir et pouvoir. Par une phrase miracle, dicté par Alding et répété par Astara au moment du transfert, les pouvoirs de l’un passèrent dans le corps de l’autre, et l’histoire allait se répéter. La simple phrase, ‘’Shishti-ka, Shishti-mew, Algar-dar, Algar-dew’’, changea à tout jamais l’existence d’Astara. Devenu porteur et guide spirituel, sa vie ne tenait qu’au rythme de la phrase. Se sachant condamné après le transfert, il demanda à Varwood de l’enterrer dignement avec toutes les distinctions et les attributs qui lui était dût. Morgon prononça la phrase, puis Varwood l’a répéta. Les deux hommes furent prit par d’abominables convulsions, les cheveux d’Olderbay poussaient avec une rapidité incroyable. La chute capillaire était inévitable puisque toute l’énergie passait dans le corps de Varwood qui se tordait de douleur au sens propre comme au figuré
 . Tolgar qui l’avait accompagné essayait de toutes ses forces de tenir le corps de Varwood couché au sol, mais il dut demander de l’aide. Tawten, Teslar, et Kalnak qui étaient restés dehors avec tous les autres, se précipitèrent à l’intérieur de la hutte pour aider Tolgar. Ils furent tous surprit par la puissance de la magie et du transfert. Un fluide magique de plusieurs couleurs s’échappait du corps d’Olderbay et pénétrait celui de Varwood. Des couleurs comme le rose, le bleu, le vert, l’orange, le rouge, le gris, le marron et le blanc se mélangeaient, puis éclairaient tout l’intérieur de la hutte. Les hommes étaient ébahis par le jeu de lumière qui émanait du corps de Morgon avant de disparaître dans celui de Varwood. Puis le phénomène diminua progressivement, pour s’arrêter. Le calme été revenu dans la hutte, les hommes qui étaient restés à l’extérieur, furent avertit que tout allait bien pour Varwood qui se remit tout doucement de son expérience éprouvante, tandis que le corps asséché de Morgon était allongé sur le sol, inerte. Varwood fit une éloge au corps du défunt qui était resté dans la hutte, le bénit et fit brûler son abri ainsi que le corps, pour qu’aucun indice ne laisserai entrevoir l’utilisation de la magie. Après avoir passé un moment à méditer, ils reprirent tous la route.
Avant même qu’ils aient put prendre toutes leurs affaires pour continuer leur chemin, un bruit de fond les arrêta. Ils se tournèrent dans la direction d’ou venait le bruit, puis, au bout d’un certain temps, Varwood et Tolgar comprirent que les problèmes allaient recommencer. A une quinzaine de mètres d’eux, de petits arbustes frétillaient et allaient à leur rencontre, c’est alors que Varwood, Tolgar et les hommes aperçurent leurs petits ennemis, les insectes, qui en réalité dépassaient les normes de grandeur habituelles. C’était le moment de prendre la poudre d’escampette, et de s’éloigner au plus vite de cet endroit infesté. Des fourmis géantes s’approchaient de leur futur festin. L’épée à la main, les guerriers Lopadenes et Gorgals reculaient inexorablement devant ses phénomènes de la nature qui mesuraient dix centimètres de haut pour une trentaine de centimètres de long. Les hommes n’avaient jamais vu ça, ils se retournèrent et optèrent définitivement pour la course comme échappatoire. Une fois arrivé tous essoufflés à la lisière de la forêt, le premier danger était passé. A présent, ils se trouvèrent aux abords du ‘’Chemin de l’Oripar’’, puis commencèrent leur excursion. Par rapport à la forêt, tout le long du chemin, aucun coin à l’ombre ne put leur permettre de s’arrêter pour se reposer. Le soleil était à son zénith, et la chaleur intense. Ils pénétrèrent dans ces fameuses Terres de Souffrance, tous la main sur leur arme. Des corps d’inconnus allongés sur le sol pourrissaient au soleil, laissant sortir des serpents des cadavres. Des armes à l’effigie des tribus diaboliques étaient empalées dans ce qui restait des corps mutilés. Tolgar expliqua à Varwood que désormais, ils leur fallaient être sur leur garde. Plusieurs peuplades sévissaient sur tout le territoire, et empêchaient par tous les moyens au intrus d’en échapper. Aucun prisonniers étaient fait, seule la mort et la souffrance attendaient ceux qui s’attardaient en chemin.
Une minorité de tribus vivaient sur ces terres hostiles, il y avait les ‘’Roarks, les Loodansas, les Kendusas, les Moungas, les Metsukas, les Fergones, et les Wesbangas’’.
C’étaient des petits groupements d’hommes qui ne dépassaient pas les trois cent guerriers, mais leur rage et leur férocité faisait d’eux, de dangereux individus. Les Lopadenes continuaient leur route tout en regardant autour d’eux et en scrutant l’horizon.

© Conselia 2009

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