Le Bougeoir
A brûle pourpoint, la cire s’enfuit,
Elle coule, fluide et file dans la nuit,
Et comme d’une entaille sanglante,
Elle va, sur le bougeoir, coagulante.
Mes pensées sont la flamme volatile
Qui de sa chaleur caresse mes rêves,
Pour qu’à leur tour, poésies futiles
Aillent rejoindre des bougies leur sève.
Et moi, misérable bougeoir souillé
Des limbes de rêves sur moi caillées,
Je suis au fond l’orfèvre des mes maux
Mon cœur, mes pensées aiment à troubler
Quand à mon heure, j’aime aussi ces pensées
Et puis panser mon cœur de quelques mots.