(...)
Il ne connaît guère le nouvel hôte de la famille, ce plantureux matou qui avait tant plu aux enfants que leur papa, son fils à lui, et leur maman n'avaient pu s'empêcher de le leur offrir. Ils l'avaient donc délivré du refuge où il se morfondait et accueilli chez eux.
Comment était-il possible d'abandonner un si beau chat, si débordant de gentillesse ?
Ces considérations ne font pas vraiment l'affaire de Grand-père, car voilà le chat-gentil qui s'approche de lui et le fixe intensément de ses grands yeux de cornaline. Toute son affection, tout son amour passe par ce regard.
Il aime tellement Grand-père, sa belle moustache, ses sourcils en bataille, qu'il voudrait se confondre avec lui, l'habiter en quelque sorte …
Il ne se rend pas compte, le chat-gentil, que son expression devient sérieusement effrayante !
D'un bond, il est sur les genoux de Grand-père qui n'a pas eu le temps de faire un geste et qui, du reste, est complètement paralysé par la peur. Il en est devenu tout blême.
(...)