Il écoutait les rapports, se faisait montrer
les bilans, consolidés ou non, critiquait çà et là, réprimandait ou au contraire félicitait l'un ou l'autre membre du Conseil, mais toujours très calmement, presque sans aucun mouvement ni élever la voix.
La seule expression qu'il se permettait - si l'on peut dire - était précisément cette subtile variation du volume de sa tête. C'était un peu effrayant, il faut le reconnaître.
Bref, le chat-sage était un parfait administrateur-délégué; peut-être même plus que cela. Toujours est-il que la société fonctionnait très bien !
Les carnets de commande étaient remplis, la production tournait sans accroc et les bénéfices s'engrangeaient à la satisfaction générale des actionnaires. Même le personnel se montrait heureux du cadre de travail et de la rémunération. Il faut l'admettre; l'un et l'autre étaient excellents et pratiquement inégalables.
En un mot, grâce au chat-sage, c'était le paradis dans l'entreprise.
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