Les Ecureuils
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En quête de stupéfaction, il fut saisi par le calme empreint de sérénité qu’affichaient les moines qui l’accueillirent le temps d’une étape.
Prolongeant son séjour au-delà du visa, au prix de péripéties que cette histoire n’entend pas évoquer, il s’installa dans le temple comme en sa demeure et, malgré la barrière qu’aurait dû constituer la langue, apprit en quelques mois ce qui devait lui servir d’éthique pour le reste de ses jours.
Ainsi paré d’une méthode efficace à l’apaisement de son tourment perpétuel, assagi dans sa consommation et le choix des produits qui le transportaient chaque fois qu’il était indispensable vers l’état de conscience requis, il avait pu rejoindre le monde qui l’avait vu naître et y trouver la place qui serait désormais la sienne, sans acrimonie ni artifice pitoyable.
Cette contemplation matinale était l’un des piliers de cette approche alternative de l’existence et il s’y pliait, les genoux principalement, à chaque lever du jour, par tous les temps et en tous lieux.
Ainsi donc en était-il de ce matin là comme de tout autre, à ceci près que dans le calme de l’aurore, et bien qu’il eût pris soin de s’éloigner de la villa où l’avaient invités de vagues neveux, il n’était pas seul. Sur le muret qui lui faisait face, distant de quelques mètres seulement, trois écureuils s’affairaient, gambadant et sautant sans cesse. De par la taille respective de chacun d’entre eux, il conclut que ce devait être une famille, composée comme il se doit d’un père, d’une mère et de ce qu’il décida être un fils. Après quelques minutes d’observation, il lui sembla que le manège incessant des petits rongeurs avait pour origine un différent quant à l’éducation du plus jeune d’entre eux.
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