Par ses fenêtres illuminées,
Le train,
Immobile,
Regarde passer
Le paysage,
Pressé.
Les poteaux filent,
Comme des aiguilles,
Tirant leur fil.
Cousent-ils
Les champs,
Les arbres,
Les maisons,
Comme une tapisserie,
En folie,
Qui roule et boule,
Entrainant
Les villages,
Les nuages,
Les bois sauvages,
Et cet étang,
Tranquille,
Entre les arbres noirs?
Sur ses bords,
J'aurais rêvé
M'asseoir.