Un jour de Mai,
Dans un parc,
Sur une balançoire,
Il y avait un petit garçon qui disait :
"Je voudrais que quelqu'un me pousse... je voudrais que quelqu'un me pousse..."
Je l'ai poussé un instant et j'ai parlé un moment...
Il n'avait pas de papa, sa maman était au travail.
Il avait traversé la route tout seul pour venir au parc.
Il avait 4 ans.
C'était un jour de Mai,
Dans un parc.
Ce livre est pour lui,
Ce livre est pour toi,
Ce livre est pour tous les petits enfants que la vie a fait grandir trop vite.
PREFACE
Le çA... avec un petit c et une cédille pour se faufiler jusqu'au cœur...
Écrire...
Ça s'écrit comment ?
Avec un petit ou avec un grand E ?
Je ne sais pas... répondit l'artiste.
Je ne sais pas... répondit l'écho.
Il faut que je continue à chercher...
Il arrive un moment, au détour du chemin,
Où semble t il...
Je suis face à moi...
Puis on est face à soi,
Comme "Le petit chaperon rouge" face au loup,
Puis, comme Narcisse devant son reflet,
Puis vient le Silence, le vide, le noir, l'espace...
Le grandiose espace intérieur de la Création...
Où tout est possible,
Toutes les couleurs, tous les mélanges,
Toutes les exubérances...
Et je disparais, mon corps disparait pour toucher Dieu en moi...
Pour que le Beau soit,
le "Beau" qui apaise et qui guérit,
Comme un baume...
Il arrive un moment, au détour du chemin,
Où il n'y a plus d'écueil... et le sol se dérobe...
Et je m'envole alors.
Il arrive un moment, au détour du chemin,
Où semble t il...
Je n' ai pas d'autre choix,
Que de m'épanouir...
Comme la rose au jardin.
Les roses sont des roses,
Elles ne se posent pas de questions...
Elles sont des roses.
Écrire...
Je voulais ne pas parler de moi...
Mais parler de vous...
M'oublier,
Pour ne parler que de vous...
Mais je ne sais pas encore faire cela,
Parce ce que je ne suis pas encore grande.
Et puis oublier que j'existe...
C'était ne pas me prendre dans mes bras...
C'était m'abandonner sur le rebord du monde,
Comme une faute d'inattention,
Mais aujourd'hui, c'est moi qui décide de l'orthographe de ma Vie,
Aujourd'hui, je suis le narrateur,
Aujourd'hui, je deviens le conteur...
Parce que peut être qu'aujourd'hui, je peux prendre le monde et ses débords,
Dans mes bras...
Alors je vais écrire pour dire ce que j'ai du mal à entendre,
Ce que j'ai du mal à devenir,
Ce que j'ai du mal à être,
Et peindre pour montrer
Ce que j'ai du mal à voir...
Dans ma vie de chaque jour...
Parce que c'est cette Vie de chaque jour qui est précieuse,
Ces petites choses que l'on fait tous les jours,
Pas les soi disant grandes choses qui se sont faites hier, ni celles qui se feront peut être demain.
Et je parle aux enfants,
Parce qu'ils croient tout ce qu'on leur dit,
Et c'est une belle chose.
Je parle aux enfants,
Parce que pour eux tout est possible,
Parce que, dans leur innocence, ils ne se sentent jamais concerné par la noirceur de notre grand monde d'adultes...
Et ils ont peut être raison,
Et peut être que tu te reconnaitras
Dans moi,
Que tu auras envie de devenir différent... meilleur peut être...
De devenir qui tu es,
Alors j'écris sur moi,
Si seulement ça peut t'aider,
J'écris sur ce qu'il me semble avoir compris de tout ce fatras d'absurdités... qu'est notre petite vie.
Pour que la Vie soit !
J'écris sur ce qui me tient à cœur,
Parce que ce qui te tient à cœur ne peut être abîmé,
Ne peut être détruit,
Ton trésor d'enfant,
Tu le gardes à l'intérieur, bien à l'abri des grands,
Dans un endroit secret de toi,
Que personne ne peut blesser,
Alors j'écris sur "ça",
Sur ce "ça" unique et propre à chacun que tu veux préserver,
Malgré tout, malgré rien...
Parce que c'est "ça" !
Parce que c'est "ça" qui te tient à cœur !
Et que c'est "ça" que tu vas transmettre à tes enfants...
Le "Ça"... Quel drôle de sujet...
Ceci peut paraitre tellement abstrait ou tellement vrai...
Tout dépend toujours du moment où l'on se situe dans l'histoire,
Et je joue avec les mots, parce que "ça" m'amuse...
C'est comme noyer le poisson rouge dans son bocal... Juste pour rire...
"Ça" te fait mal ?
Il y a des moments, où je ne comprends rien, d'autres où c'est tellement évident...
Tout existe et son contraire aussi,
Le cartésien m'ennuie,
Le raisonnable aussi,
Il faut sans doute devenir fou, échec et Mat, pour composer avec ce monde...
Alors j'écris, pour que tu écrives, et pour qu'il écrive à son tour...
Et si tu ne comprends pas,
C'est tant pis ou tant mieux,
Tu n'as qu'à raconter à tes enfants...
Ils t'expliqueront cette magie qui t'échappe...
Tu n'as qu'à juste lire et regarder,
Te laisser couler dans les couleurs et dans les mots,
Comme le poisson fuyant le petit diable,
Est tombé dans le rouge,
Ne plus penser...
Surtout, ne plus penser.
Te laisser emmener en confiance,
Comme un enfant...
Et le reste suivra...
Si je peux toucher mon cœur,
Le reste suivra,
Si je peux toucher ton cœur,
Le reste suivra,
Et la Vie sera...
Ce qui me tient à cœur est la seule raison d'être de ce livre,
Pour que ce qui te tient à cœur, devienne ta seule raison d'être.
Alors lisons tous à cœur ouvert,
A l'intérieur de nous,
Pour que la Vie soit !