Sa douleur est muette comme le silence,
Ses yeux déjà sont remplis de son absence,
Le monde en deux s’est divisé,
Comme si en arrière il était resté,
Et pourtant il fallait lui ôter ses boulets,
Pour ne pas limiter l’horizon de sa destinée,
Et pourtant il fallait pratiquer cette amputation,
Pour qu’un jour elle trouve sa juste position,
La larve jamais ne s’affole,
Même lorsque papillon elle s’envole,
L’agneau jamais ne s’inquiète,
Même lorsque bélier il s’entête,
Mais alors, pourquoi cette maudite langueur,
Qui ressemble si fort au malheur !
Mon dieu, faîtes que sa mémoire,
N’oublie jamais les promesses de leur histoire !